Les classes du DPE à Reims

Mis à jour : juillet 2026

En bref

À Reims, l'ADEME a enregistré plus de 108 000 DPE depuis juillet 2021, un échantillon assez large pour dresser le portrait énergétique de la ville. Le parc diagnostiqué se concentre au milieu de l'échelle : environ 44 % des logements sortent en C et 30 % en D. Mais la queue de distribution est plus lourde qu'ailleurs : E, F et G réunissent près de 22 % des diagnostics, dont 7,8 % de passoires (F-G), quand la classe A reste exceptionnelle (0,3 %).

Ce profil s'explique d'abord par le climat : en zone H1, la plus froide, les besoins de chauffage retenus par le calcul sont élevés, et le bâti ancien de la Reconstruction n'arrange rien. Depuis juillet 2024, des seuils ajustés pour les petites surfaces ont par ailleurs reclassé une partie des studios rémois.

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A
0,3% (292)
B
4,3% (4 647)
C
44% (47 657)
D
29,6% (32 041)
E
14,1% (15 247)
F
4% (4 328)
G
3,8% (4 072)
Source : open data ADEME (DPE logements existants), commune de Reims (INSEE 51454), données au 17 juin 2026. Répartition des 108 284 DPE réalisés depuis juillet 2021.

La répartition des classes à Reims, chiffres ADEME

Les données ouvertes de l'ADEME, issues des 108 284 DPE réalisés dans la commune depuis juillet 2021, donnent une photographie fiable du parc diagnostiqué. La classe C domine nettement (44 %), suivie de la D (29,6 %). Les bonnes classes restent rares : 4,3 % de B et seulement 0,3 % de A. À l'autre bout de l'échelle, 14,1 % des logements sortent en E, 4 % en F et 3,8 % en G.

Ce panorama décrit les logements passés au diagnostic, pas l'ensemble du parc rémois.

Comment la classe est-elle calculée ?

Depuis la réforme de 2021, le DPE repose sur une double étiquette : la consommation d'énergie primaire (en kWh/m²/an) et les émissions de gaz à effet de serre (en kg de CO2/m²/an). La classe retenue est la plus défavorable des deux.

Le calcul est conventionnel : il simule un usage standard du logement à partir du bâti, de l'isolation et des équipements, en intégrant le climat local. Un logement chauffé au gaz peut ainsi être rattrapé par son étiquette climat, un logement électrique par son étiquette énergie.

Pourquoi Reims compte-t-elle plus de E, F et G qu'une ville du Sud ?

La réponse tient au climat et au bâti. Reims est en zone H1, la plus froide : le calcul conventionnel y retient des besoins de chauffage élevés, si bien qu'un logement identique obtient souvent une classe de moins qu'à Marseille ou Toulouse. S'y ajoute un parc marqué par l'histoire : immeubles de la Reconstruction jamais isolés d'origine, maisons de faubourg en brique, résidences d'après-guerre.

Résultat, près de 22 % des DPE rémois sortent en E, F ou G. L'enjeu se déplace alors vers le chauffage et l'isolation hivernale, les deux leviers qui font remonter l'étiquette en zone froide.

Petites surfaces : les seuils ajustés depuis juillet 2024

Le calcul au mètre carré désavantageait mécaniquement les petits logements, où l'eau chaude sanitaire pèse proportionnellement plus lourd. Depuis le 1er juillet 2024, des seuils ajustés s'appliquent aux logements de 40 m² ou moins : une partie des studios et petits deux-pièces a gagné une classe sans travaux, avec une attestation de nouvelle étiquette téléchargeable sur l'observatoire de l'ADEME pour les DPE déjà établis.

Dans une ville étudiante comme Reims, où les petites surfaces tournent vite autour des campus, la correction compte : notre guide louer à un étudiant à Reims en tire les conséquences pour les bailleurs.

Situer son logement dans la distribution

Ces moyennes donnent un repère, pas un verdict : seul le passage d'un diagnostiqueur établit la classe réelle, et le bâti rémois réserve des surprises dans les deux sens, entre un appartement Art déco rénové et un pavillon électrique des années 1970. Pour un DPE, comptez 90 à 250 € à titre indicatif (voir le détail des prix du DPE à Reims).

Si le résultat tombe en F ou G, le calendrier des locations et l'audit obligatoire à la vente entrent en jeu : mieux vaut le découvrir tôt que devant le notaire.

Questions fréquentes

Quelle est la classe DPE la plus fréquente à Reims ?

La classe C, avec environ 44 % des logements diagnostiqués, devant la D (29,6 %), d'après les données ADEME portant sur plus de 108 000 DPE réalisés depuis juillet 2021.

Y a-t-il beaucoup de passoires thermiques à Reims ?

Plus que dans le Sud : environ 7,8 % des DPE rémois classent le logement en F ou G, et 14,1 % en E. Le climat froid de la zone H1 et le bâti ancien expliquent l'écart.

Mon studio rémois a-t-il été reclassé en 2024 ?

Peut-être : depuis le 1er juillet 2024, des seuils ajustés s'appliquent aux logements de 40 m² ou moins. Si votre DPE date d'avant, une attestation de nouvelle étiquette se télécharge sur l'observatoire de l'ADEME, sans refaire le diagnostic.

La classe retenue est-elle celle de l'énergie ou celle du CO2 ?

La plus défavorable des deux. Un logement sobre en énergie mais chauffé au fioul peut être déclassé par son étiquette climat, et inversement pour un logement électrique.

Ces chiffres décrivent-ils tout le parc rémois ?

Non, uniquement les logements diagnostiqués depuis juillet 2021, généralement lors d'une vente ou d'une mise en location. C'est un échantillon large, plus de 108 000 DPE, mais pas un recensement exhaustif.

Sources officielles

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